mercredi 3 avril 2013

Un joli conte de fée avec une si Jolie Princesse

Comme chaque 3 Avril, je t'offre un poème pour fêter le jour où tu es venue au monde, en essayant d'être à chaque fois aussi créatif que je peux. Pour cette année, je voudrais te demander de compter le nombre de vers.

Il était une fois,
Il n'en était une seconde
Une Fille au grand cœur
La plus belle Fille au monde

Et il y avait un jeune poète
Avec des mots pour seule richesse
Qui n'avait d'autres rêves
Que de conquérir cette Déesse

Comme elle était sa Vie
Et qu'on ne vit qu'une seule fois
Pour la garder, il était prêt à donner
Tout et n'importe quoi

Il était prêt à lui dédier
Chaque mot, chaque ver, chaque poème
Juste pour qu'elle sache comment
Et sente combien il l'aime

Mais ce qu'il faut savoir
Sur les belles filles au grand cœur
C'est qu'elles n'exigent rien de plus
Que le Respect et le Bonheur

Il s'engagea à les lui offrir
Avec une manière si subtile
En lui renouvelant ses vœux
Chaque troisième jour d'Avril

Une promesse solennelle
Faite d'amour et de vers
C'est mon plus cher cadeau
Pour ton Anniversaire

Très Joyeux Anniversaire à Toi, ma Déesse

jeudi 14 février 2013

Puisse Dieu réunir ceux qui s'aiment

Pour fêter le jour de l'amour, je n'ai trouvé mieux à t'offrir qu'une reprise de "l'hymne à l'amour" par Edith Piaf que je voudrais te dédier


 
Le ciel bleu, sur nous, peut s'effondrer
la distance, entre nous, peu s'allonger
peu m'importe, car je t'aime
rien que ça pourra tout arranger
De mots d'amour, j’inonderais tes matins
Comme le jour ou j'ai demandé ta main
Peu importent les problèmes
tout s'arrange lorsqu'on s'aime

Même si je serais au bout du monde
Rien que toi, ni brunes, ni blondes
Tu es la seule que j'aimerais
J'irais décrocher la lune
Je te lèguerais ma fortune
Pour tes yeux ma dulcinée
Je ferais de toi ma patrie
Je suis prêt à t'offrir ma vie
Et j'en ferais ma fierté
Je pourrais narguer les lois
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie m'arrache à toi
Si je meurs et que rien ne reste de moi
Mon âme sera là pour qu'elle t'aime
Car l'amour est éternel aussi
Je t'ai juré ma fidélité
Devant le Dieu de l'éternité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon Amour crois tu qu'on s'aime ?

Puisse Dieu réunir ceux qui s'aiment

mardi 12 février 2013

Le Nikab Rose, une chanson 100% Halal

En hommage à Edith Piaf :

ses yeux ne voient en moi que les seins
une tige de "Siwak" dans la bouche
Voilà le porc avec qui je couche
qui porte une barbe comme un bouquetin

Il lève sur moi ses bras
et après qu'il me bat
il me dit pas de nikab rose

Il ne sait même pas faire l'amour
il s'y prend comme un vautour
sans préliminaires, sans pause

il me frappe avec du coeur
et ça fait mon bonheur
d'être traitée comme une chose

lui il a 4 moi, mais moi qu'un lui
Dans la vie
Charia le dit, Certifié par l'Albani

et dès que je l'aperçois
alors je sens en moi
qu'il me répudiera

Des nuits d'amour à ne plus en finir
un grand malaise, mettez moi de la glace
des ennuis, des chagrins, de la crasse
suppurations pelviennes à en mourir


Il lève sur moi ses bras
et après qu'il me bat
il me dit pas de nikab rose

Il ne sait même pas faire l'amour
il s'y prend comme un vautour
sans préliminaires, sans pause

il me frappe avec du coeur
et ça fait mon bonheur
d'être traitée comme une chose

lui il a 4 moi, mais moi qu'un lui
Dans la vie
Charia le dit, Certifié par l'Albani

et dès que je l'aperçois
alors je sens en moi
qu'il me répudiera

mardi 6 novembre 2012

لا تفسد شؤون الشعب أدلجةً, فخلط السياسة و الدين إزراء


دع عنك لومي فإن اللوم إغراء *** فما بهذا اللوم يستأصل الداء

خضراء لن تمكث الأحزان بساحتها *** لو مسها حجرٌ مسته ضراء

من كف ذا الحر، أنثى كان أو ذكر *** لها المحبون رجال و نساء

صاحو في طريقها، و الجو معتكر *** موتٌ بكرامةٍ و لا بذل أحياء

أرسلو من كانوا ضالمين طائرةً *** ليس للجلادين بعد اليوم هناء

قعدو على الماء، غنو ملاحمهم *** فخراً بجنود ما همها الأسماء

و روح الثائرين نورٌ في تبهرجها *** فيهم الأحياء و الشهداء

أشدو بفتيةٍ لانت الأقدار لهم *** فليست تستجيب إلا لما شاؤو

لتلك أرنو و لم أرنو لمنزلةٍ *** تؤتى تذللاً لزينٍ و ليلاء

حاشى لتونس أن يبقى الخوان بها *** لا عيشٌ لهم فيها و لا بقاء

فقل لمن حكموا البلاد بفلسفةٍ *** تؤتى المناصب كفئاً و ما ولاء

لا تفسد شؤون الشعب أدلجةً *** فخلط السياسة و الدين إزراء

jeudi 1 novembre 2012

Trois coups d'état ou une révolution ?


J’ai lu cet article et c’est un témoignage, parmi d’autres, que je garderais dans l’espoir de pouvoir constituer une version des faits ,assez plausible, des évènements de la dite « révolution », qui n’est autre qu’une succession de coups d’état ou plutôt une partie d’échecs qui se jouait à grandeur nature. Les conclusions que je tire de ce témoignage sont les suivantes :

  • Ceux qui ont tiré sur les manifestants dans le but de les tuer ont été manipulés par Rchid Ammar et Ali Seriati dans le but de décrédibiliser le régime et le présenter en tant que régime assassin et chacun d'eux avait son alibi pour éviter l'incrimination. Rchid Ammar a refusé que l'armée intervienne "officiellement" pour régler le conflit et Ali Seriati était aux commandes d'une garde présidentielle, donc, théoriquement incapable de donner l'ordre direct et "officiel" de tirer sur les manifestants. C'est ce que j'ai pu comprendre de la réplique de Ridha Grira lorsqu'il parle de milice qui tire sur les innocents et qu'il ne comprenait pas qui elle était et qui était à ses commandes.
  • Celui qui avait mobilisé cette milice était soutenu par des forces étrangères assez puissante pour lui offrir l'assistance logistique nécessaire et le couvrir sur le plan diplomatique aux médias étranger qui le soir même du 14 Janvier ont commencé à faire l'apologie de la neutralité de l'armée et le professionnalisme de ses généraux.
  • Ridha Grira est la seule personne capable de fournir des réponses à tous les mystères qui tournent autour du mythe du 14 Janvier 2010. C’est le témoin à éliminer, il est devenu trop bavard.
  • Deux coups d'état militaires (Ali Seriati est un militaire avant tout et entretenait des relations solides avec plusieurs généraux de l'armée) se préparaient. Ridha Grira en était certain et a agit en tout opportunisme (patriotique) pour barrer la route devant ce qui aurait pu être une catastrophe pour la Tunisie ; Il a joué la carte du coup d'état politique en utilisant Mohamed Ghannouchi et Foued Mebazaa comme pions et en ramenant Hedi Baccouche et Hamed Karoui dans le camp de ses alliées stratégiques.
  • La politique interne Tunisienne se dictait dans différents ambassades d'où la question de Hedi Baccouche "Vous avez reçu des ordres d'une ambassade ?" et c'est la première fois, depuis longtemps, qu'une décision interne "Tunisienne" se prend sans intervention étrangère.
  • La réaction française avant le départ de Ben Ali et après son départ devient tout à fait logique ; Les renseignements français ont su que les américains préparaient un coup d'état en Tunisie ce qui ne jouait pas en faveur des intérêts français en Tunisie d’où ce soutient presque inconditionné de la France, au régime de Ben Ali, qui allait jusqu’au soutient logistique proposé, publiquement, par Michèle Alliot Marie. Le tacle fait par Ridha Grira a renversé la tendance et la France a retrouvé ses chances de jouer le premier rôle en Tunisie et c’est ce qu’elle a cherché en imposant la Tunisie au G8, comme on l’avait entendu dans l’entretient Jebali/Sebsi lors de la passation de pouvoir.

Les questions que je me pose sont les suivantes :

  • Quel degré de crédibilité pouvons-nous accorder à ce témoignage ?
  • Pourquoi on n’a pas publié carrément les enregistrements, si vraiment ils existent ?
  • Qui a effectué ces enregistrements et pourquoi Ridha Grira, voire même Ben Ali, avait peur de ceux qui les effectuaient ?
  • Qui a pu sortir ces enregistrements et pourquoi ?

Encore des mystères à clarifier et ce ne sont pas les mystères qui manquent, ces temps ci.

jeudi 4 octobre 2012

أضحى التداني بديلاً عن تفانينا و نابنا في المجالس سراق شهارينا



لو كان إبن زيدون بيننا لأنشد، عوضاً عن "أضحى التنائي بديلاً عن تدانينا و ناب عن طيب لقيانا تجافينا"، الموشح التالي

أضحى التداني* بديلاً عن تفانينا
و نابنا في المجالس سراق شهارينا
ألا و قد حاد عن الدستور من نوبنا
بيناً، فزادت أحياء الوطن مساكينا
من مبلغ المفسدين، بإنتهازهم
كرهاً، مع الدهر لا يبلى و يبلينا
إن المهازل التي كانت تضحكنا
غلباً بسفلهم قد عادت تبكينا
غيظاً للعدا من تجاوزن السنة، فدعو
بجرايةٍ أبد الدهر تؤتى ملايينا
فانحل ما كان معقوداً في حناجرنا
و إنبت من القول سباً و ألاعينا
قد تكون الأحزاب ما يفرقنا
لكن اليوم نحن و الويل من تلاقينا
يا ليت شعري، كم سئمنا مجلسكم
هل نلنا حظاً من جلوس منوبينا ؟
كم أحببنا أن نكن الوفاء لكم
فخلتم أن شرعيتكم دينا
ما حقنا أن تقتلوا فينا الأمل
و أن يكون بعضكم كاشحاً فينا
و صرنا نرى اليأس تأتينا عوارضه
و قد يئسنا فبات الهروب يغرينا
بتنا مراكب قد ابتلت جوانبها
موتاً، و ابتلت منها دمعاً مئاقينا
نكاد، حين تترأسون مآتمنا،
ندعو عليكم و إن كنا مكافينا
حالت لحكمكم أيامنا، فغدت
سوداً، و كانت دونكم بيضاً ليالينا
إذ جانب العيش ضاق من تقشفنا
و مربع اللهو غاب عن معانينا
و إذ هصرنا حدود الحول دانيةً،
صحنا ارحلوا، فقال الشعب أمينا
ليس عهدكم عهد السرور فما
كنتم لنا إلا ضلاماً و جلادينا
و لا تحسبوا خطبكم قد تغيرنا
فقد أزحنا قبلكم خاطباً فينا
و الله ما طلبت أهواؤنا بدلاً
عن الحكم إذا عاد بأيادينا
يا فارج الكرب هذا القصر به
من استباح تجارةً الحلم و الدينا
حسبنا الله قد فحشت مكائدهم
و كيدهم صار يجيعنا و يظمينا
يوم الثلاثاء صوت الشعب يرعبهم
فمسك ختام القول يكون الميادينا

* : كلمة التداني مشتقة من الدناءة و ليس من الدنو، للتوضيح

vendredi 28 septembre 2012

Si Dalida chantait pour la Tunisie


C'est étrange, je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir
je vous parle, comme si c'était le 23

encore des maux
toujours des maux
les mêmes maux
rien que des maux
les maux tragique
la république
il y a rien de beau
même pour bientôt
mais c'est finit
le temps des rêves
la légitimité
se perd aussi
quand on nous oublie
CPR, takattol et nahdha
je sais, vous la troïka
vous savez bien,
vous n'êtes plus des nôtres
allez bon vent
c'est bien finit la pause
nous les mots tendres
enrobés de douceur
ne vendent plus
ni vendront, d'ailleurs

paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
et encore des paroles
mais nous, on n'est pas con

encore des maux
toujours des maux
les mêmes maux
rien que des maux
votre politique
votre tactique
nous met dans le faux
oui tellement faux
rien ne t'arrête
aucune décence
si vous saviez qu'on est meurtri
de votre présence
CPR, takattol et nahdha
je sais, vous la troïka
vous savez bien,
vous n'êtes plus des nôtres
lorsqu'on viole
les filles à la pleine lune
nous les mots tendres
enrobés de douceur
ne vendent plus
ni vendront, d'ailleurs

paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
et encore des paroles
mais nous, on n'est pas con

paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
paroles, paroles, paroles
et encore des paroles
mais nous, on n'est pas con

vendredi 7 septembre 2012

و ذات ذل كأن الجرذ صورتها




و ذات ذل كأن الجرذ صورتها *** باتت تولي إلى الاحضار كيرانا

إن العقول التي في فكرها حولٌ *** قتلننا ثم زادوا عفساً قتلانا

فقلت قففت يا بؤسي و يا ألمي *** ففسريلي ارداك الله سقمانا

كيف عرفت الطريق من الجبل *** و كيف تكون القفاف كبسانا

قالت هلا صدقت الكبس من *** من سماه خيار القوم جرذانا

يا قوم أجيابي لهذا المال عاشقةٌ *** و المال يأتي المأجورين قطعانا

قلت بمن يا ترى تأتي لنا قالت *** مقمال و مجراب و مخنانا

هل لي بدواء لزيتون فاحت روائحه *** نتنناً شمها رعاع القوم ريحانا

قلت أما رأيت الأسعار طالعةً *** زادت على لهيب الصيف نيرانا

فأسمعتني صوتاً عالياً نشزاً *** تقفيفٌ و بنديرٌ و لحسانا

وجوه مجرمين بالأمواس مفلجةٌ *** توفى اجورها لتغدو اليل سكرانا

خرفان أكلن التبن فأعجبها *** و الخروف لا يعدو أن يكون إنسانا

dimanche 2 septembre 2012

هل تقدم لنا فيزياء الجزيئات الأولية إجابةً لسؤال هل الإنسان مسيرٌ أم مخيرٌ ؟

الجدل القائم في مسألة التخيير و التسيير لا يزال محل نقاش ضمني في حياتنا اليومية. فالقول بالتسيير يوجب فسخ العقوبة و عدم الأخذ بالأسباب و العيش على شاكلةٍ بدائيةٍ. أما العكس فدلالة على عدم قدرة الإله و عدم خلقه وهو ما يتنافى مع أكثر صفاته تبياناً لعظمته وهي "الخالق". إن الفلسفة الدينية القائمة على تعدد المعنى في اللفض لدى مساندي النقل و إعتبار النص مجازاً فوجب تجنبه لدى مؤيدي العقل لم و لن تقدم الإجابة التي ترتقي إلى درجة الإقناع الكافي لكل مسلم مهما اختلفت درجة تعلقه بالنص و تمسكه بعقلانية الحجة فكان الخيار "الشك طريق إلى الكفر" و بدأنا نعيش مرحلةً من الجمود الديني المتمثل في انحصار التفكير الديني في الفقه و التفسير و البحث في مقاصد الشريعة حتى اننا أضحينا نبحث عن أحكام إستعمال مسرع الجزيئات في دراسة مكونات المادة و سرعتها و طاقتها في الإعجاز العلمي في القرأن و السنة و في القياس على قول إبن تيمية في جابر إبن حيان. لقد بلغ العلم الحديث درجةً من التطور و التقدم مكنته من أن يكشف لنا عن أسرار في الخلق لو "بدت (لمن سبقونا) لساءتهم" فعلمنا أن من مكونات المادة ما يكون في حالتين متناقضتين في نفس الوقت إلى درجة أنه يوصف بأنه في نصف حالة و نصف عكس الحالة (التطثة أو اللف المغزلي لدى الجزيئات الأولية) و لكننا لا نستطيع معاينة إلا نصف إحدى الحالتين فقط في وقتٍ معين. ألا يمكننا القول بأن الجزيئة "اختارت" أن تبين لنا حالةً من دون أخرى و إن كان قد "قدر" لها كلتا الحالتين ؟

علمتنا الفيزياء الحديثة، أيضاً، أن ما ينطبق على الجزيئات الأولية يتواتر في الجزيئات الأكثر تعقيداً (الكواكب و المجرات و المجموعات الشمسية) بتشابه يدفع إلى الإيمان بعظمة الخلق (ديكارت) و حسنه، كما علمتنا أن الأبعاد تتجاوز التثليث (الطول و العرض و العمق) و حتى التربيع (الوقت) ليتحدث بعضهم عن أبعد أخرى فكانت "نظرية الحالات النسبية" لهوغ ايفرات و غيرها من النظريات. إن بحثي في ماهية الله لتأسيس إيماني لم يمر دون الخوض و التفكير و الإجتهاد في مسألة هل الإنسان مخيرٌ أو مسيرٌ و لولا تكويني الأكاديمي العلمي لكان يمكن الجزم بأنني سأقر بالتخيير و قد يذهب بي التفكير إلى نفي وجود الله. إلا أن إعتماد مناهج التفكير و التنظير الرياضية (نسبةً للرياضيات) و العلمية قد مكنني من صياغة النظرية التي أؤمن بها و أدافع عليها، عسى أن أكون قد أصبت في ذلك، ألا وهي أن الله عندما خلق الإنسان خلق اعماله بكل الإحتمالات الممكنة فمثلاً إذا ما تواجد في مفترق طرق خلق الله له أن يسير في كل الطرق الممكنة كما خلق أنه سيظل واقفاً في مكانه لا يتحرك و لا يختار أياً منها و بعدها خلق لكل إحتمال مجموعة الإحتمالات التي تليه و هكذا دواليك. كل ما خلقه الله لعبده يمثل القضاء و القدر وهو من الغيبيات التي يستأثر الله بعلمها فيكون الإنسان في كل لحظة من وجوده في حالةٍ نسبية بين نصف أثمٍ و نصف محسنٍ إلى أن يختار في أي الحالتين يبدو فيكتب له ثوابه أو سيئته دون أن يكون الله ضالماً له بمحاسبته عن فعل لم يختاره و لا غافلاً عن ما سيفعله أو يختاره. و حتى و إن إنقطع عمله من الدنيا في أغلبه لا يضنن احدهم بأن قضاء و قدر فلان قد تبين أصبح من المعلوم و خرج من باب الغيبيات التي لا يعلمها إلا الله، فسيكون على خطأ إذ أن ما بان هو سوى خيط بسيط من وشاح قضائه و قدره و بقيت خيوط و مسالك أعظم لا يعلم ابعادها إلا علام الغيوب. فأغلب ضني، حسب ما تبين لي و سبق أن فسرته، أن الإنسان مخيرٌ في كل لحظةٍ في حياته في أن يختار أي إحتمال ممكنٍ غير أن الله قد خلقها كلها.

jeudi 23 août 2012

Constituer les « Inconstituables »


Depuis les fameux évènements de décembre 2010 et janvier 2011, en Tunisie, et qu’on s’obstine à appeler « révolution », mot que je pourrais accepter si on sous entend sa définition Astrophysique, à savoir le retour d’un astre au même point de départ, on n’a cessé de nous caresser dans le sens du poil en nous parlant d’une deuxième république alors qu’on finira par avoir la troisième république (CQFD : République dans le dictionnaire Arabo-Islamiquo-Tunisien est nom féminin désignant une dictature qui ne s’assume pas en tant que tels). Quelques agressions et péripéties plus tard, nous avons été appelé à découvrir « le brouillon de constitution » (pour une fois l’expression porte bien son sens premier) qui nous a coûté, tout de même, une fortune et demi, toutes devises confondues.
Comme tous mes (con)citoyens, j’ai considéré que le sacrifice de perdre mon temps à me torcher la cervelle avec le fameux document ne valait rien comparé à ceux qui ont sacrifié leurs vies pour qu’il soit rédigé. Perdu pour perdu, dans le cadre de mon initiation à un nouveau rituel maçonnique (tous les opposants, en Tunisie, sont diabolisé par la qualification « francs maçons » comme si on était sous le régime de Vichy) qui porte sur le masochisme, je vous rends mes notes et commentaires sur ce que j’ai pu découvrir et, surtout, ressentir en lisant ce torchon :
  • Le préambule de constitution est un mélange de populisme et démagogie avec un massacre de la civilisation Tunisienne qui se définit par, selon nos chers constituants ; le mouvement réformateur « islamique » (le reste qu’est ce qu’on s’en fout) et des acquis de l’humanité (Berbères, Carthaginois, Romain, … vous n’êtes qu’un détail qui a duré, tout de même, 1700 ans). Le préambule, à lui seul, pourrait être fatal pour un juriste cardiaque. On y parle des objectifs de cette constitution (non vous ne rêvez pas, ce n’est pas une étude de projet qu’on présente pour l’obtention d’un prêt bancaire), de la position vis-à-vis des mouvements de libérations, dans le monde, et d’union maghrébine et arabe (on a révolutionné la roue et elle a une forme triangulaire) le tout à la sauce populiste préparée avec des termes tels que « les acquis de la révolution, l’égalité sociale et régionale, … » qu’on a du utilisé à des fins commerciales.
  • La section « valeurs générales » :
    • Article 1.4 : l’esprit général de l’article donnerait « l’état protège la religion et le sacré ». Ce que je regrette c’est la partie manquante de cet article « le gouvernement est constitué des ministres de Dieu dont le chef n’est autre que l’ombre de Dieu sur terre »
    • Article 1.10 et Article 1.11 : ce sont les deux articles qui m’ont le plus choqué vu qu’on y cite les droits de la femme et des personnes aux besoins spécifiques. Une démocratie athénienne à l’aube du IIIème millénaire où l’on reconnait plus « les citoyens » comme un terme générique désignant à la fois les hommes, les femmes, les enfants, les handicapés, … mais comme étant un terme désignant « les mâles en bonne santé » et que les autres ont un statut différent qui devait être cité dans des articles différents.
  • La section « droits et libertés » :
    • Article 2.3 : « l’état incrimine toute atteinte au sacré religieux ». Avant de rentrer dans le fond de l’article, commençons par la forme ; Seul le sacré « religieux » ne peut être atteint, c'est-à-dire une mosquée profanée est un crime condamné par la constitution alors qu’un centre culturel (sacré pour un intellectuel ou un homme cultivé) incendié et détruit est un crime de moindre gravité. Revenons au fond du sujet qu’est la citation du sacré religieux sans le définir ou même sous entendre qu’il sera définit par un texte de loi. En règle générale, les termes génériques qui peuvent laisser cours à l’imagination de celui qui les interprète sont définit par des textes de loi rédigés à l’occasion (exemple : l’article 1.2 qui parle du droit à la vie qui ne peut être atteint que dans les situations « définies par la loi » et donc il y a un texte de loi qui servira de référence pour juger si oui ou non il y a eu atteinte au droit à la vie). Par ce fait et si l’article sera adopté on sera à la merci des fondamentalistes qui pourront nous interdire tout et n’importe quoi par une simple Fetwa.
    • Article 2.15 : le droit à la grève est soumis à des conditions, rationnelles à première vue, génériques et sujettes à diverses interprétations, dans la forme, partant d’une mauvaise intention d’interdire « constitutionnellement » le droit à la grève, dans le fond.
    • Article 2.16 : l’article conditionne l’accès à l’information, non pas par le droit à la vie privé et la protection des données personnelles ou la confidentialité de l’information, mais, par l’atteinte à la sureté d’état. C’est justement le même argument que Ben Ali a utilisé pour justifier des années de censure.
    • Article 2.21 : En plus de transformer l’état en agence matrimoniale « veillant à faciliter le mariage » (c’est l’expression exacte utilisée, non pas dans le règlement général d’une association ou le cahier de charges d’une agence matrimoniale, mais dans nue constitution), on ne trouve aucune nuance donnant référence aux droits des mères célibataires. Loin de juger si c’était par erreur ou par choix qu’elles le sont devenues, ces mères avec leurs enfants constituent des familles où on ne peut « œuvrer à lui permettre d’accomplir son rôle dans le cadre de l’égalité entre les deux parents » (le texte ne prévoit pas l’absence d’un des parents pour n’importe quelle raison)
    • Article 2.28 : Cet article a été sujet à débats depuis les fuites qu’on a eu à son sujet et il ne cesse de l’être, d’ailleurs, et il mériterait à lui seul une chronique.
    • Article 2.30 : « l’état protège les handicapés de toute forme de ségrégation » et bien c’est déjà fait vu que l’état les qualifie de « handicapés » au lieu de parler de « protection des citoyens de toute forme de ségrégation »
  • La section « le pouvoir législatif »
    • Article 3.30 : L’immunité des députés contre les poursuites judiciaires pour crimes ou autres est un principe que je n’admettrais pas dans ce qu’on appelle un état de droit. De plus immuniser un « législateur » contre les poursuites pour non respect de « la loi », ça en boucherais un coin à Descartes.
    • Les autres articles sont une preuve formelle que les débats entre les partisans du régime parlementaire et ceux du régime mixte finiront par nous pondre un régime semi-merdique.
  • La section « le pouvoir exécutif »
    • Article 4.46 : On identifie très bien les trois catégories de députés qu’on a choisit pour gribouiller une constitution : Les cons et fiers de l’être, Les cons qui ne s’assument pas et les autres. Ceux qui croient qu’en n’exigeant que l’Islam comme clause pour se présenter à la course pour la présidence (peu importe du sexe) doivent penser qu’ils sont des ultra progressistes, alors qu’ils ne sont pas moins pourris dans leurs tête que ceux qui exigent, en plus, que ce soit un mâle (la preuve irréfutable de l’animalité des origines de l’homme ; dans une meute ou horde, chez les animaux, il y a toujours un mâle dominateur)
    • Article 4.61 : si on adoptera la seconde forme (la première dans le tableau) où le premier ministre récupère la présidence de la république « sans durée limitée » et sans avoir l’aval de la cours constitutionnelle, le régime ne sera ni parlementaire, ni présidentiel, ni mixte, mais, un régime Benaliste pur !
  • La section « le pouvoir judiciaire »
    • Article 5.18 : Une cours constitutionnelle élue (12 membres parmi 24 dont 16 sont choisis par ceux qui gouvernent. C’est justement pour cette raison que je ne regretterais jamais d’avoir choisit le boulot d’informaticien pour ne communiquer qu’avec les machines ; C’est nettement plus constructif) par les membres du parlement qui devront se soumettre aux décisions de cette cours. C’est un peu comme si les employés élisaient leurs patrons. Autant changer son appellation et au lieu de parler de « cours constitutionnelle » on nommera le « syndicat parlementaire »
  • La section « le pouvoir régional »
    • Article 6.1 : L’organisation administrative évolutive et extensible est une voie libre devant toute bureaucratisation des procédures et prise de contrôle de l’état par la base en évitant d’attendre les élections. Pour mieux comprendre ce concept, il suffira de voir ce qu’a fait Ennahdha, dernièrement, dans l’affaire des collectivités locales et régionales.
    • Article 6.7 : Le clientélisme ne sera plus un mode de gouvernance, mais, une institution constitutionnelle. On sera à l’image de l’Italie qui pour des raisons électorale ne cesse de pomper de l’argent dans les caisses des collectivités du sud du pays (les plus peuplées et les moins productives).
  • La constitution Tunisienne, devrait être la première constitution à avoir son propre « épilogue ». Dans le respect de la tradition de la collection Arlequin (La seule place que mériterait cette dite constitution), un épilogue vient clore cette tragédie et nous imposer, dès lors, une dictature législative et constitutionnelle qui se soucie beaucoup plus des amendements constitutionnels qui touchent à la religion d’état (au XXIème siècle) que de ceux qui risqueraient de mettre en péril l’indépendance de la justice, par exemple. L’épilogue est, sans doute, la raison finale qui poussera qui conque à ne plus relire cette constitution.

Après avoir donné mon avis sur les détails de ce brouillon, je vais essayer de citer brièvement des remarques générales :
  • Une constitution à plus de 100 articles est la preuve que des vrais amateurs ont fait tout le travail.
  • Une constitution à l’ère des nouvelles technologies et qui ne fait, nullement, référence aux droits et devoirs électroniques des citoyens n’est qu’un remake d’un film de science fiction des années 60 avec les mêmes effets spéciaux.
  • Au vu des différentes propositions, je doute fort que le 23 Octobre 2013 (même pas 2012) nous aurions un texte final à soumettre à un référendum.

J’emprunterais une réplique à Jacques de Molay pour exprimer ce que j’ai sur le cœur, alors que la colère m’embrase de l’intérieur :
« Roi Marzouki, chevalier Ben Jaafar, pape Ghannouchi, avant le 23 Octobre 2012 je vous appelle à comparaître devant le tribunal du peuple pour y recevoir votre juste châtiment ! Maudits ! Maudits ! Vous serez tous maudits jusqu’à la treizième génération de votre race ! »