jeudi 25 février 2010

Expansion Universelle

Depuis la nuit des temps les choses ont changé, après un communisme primitif dont la seule loi est: "Tu chasses, c'est à toi", on est passé au système de salaires, médiocres évidemment, mais, tout de même indispensable pour assurer la survie des espèces (de salops) qui sont les richissimes patrons et la mort lente et peu douloureuse pour nous autres employés (à utiliser dans le sens "utilisés" et non "travailleurs") dont le destin nous a moins gâté. Bien entendu, ceux qui nous versent nos salaires sont ceux qui les ré-empochent derrière les caisses. Ce va et viens monétaire (plus de va que de viens), est souvent appelé activité économique dont l'une des plus grandes base est le pouvoir d'achat; c'est une notion introduite dans les calculs des économistes pour évaluer notre degré d'incapacité à nous approvisionner en biens de survie sans crouler sous les dettes. Cette incapacité évolue suivant l'évolution de nos salaires et des prix des produits qu'on achète, surtout les produits vitaux. Les grands Manitous détiennent un savoir plus fructueux que celui des alchimistes et plus ingénieux que celui des illuminatis: "l'Art de l'Augmentation"!

Dans "La Bible de l'OMC", on trouve cette prière récurrente, que tous les peuples récitent: "Nos responsables qui êtes dans les palais, que vos ordres soient exécutés, que vos décisions arrivent et que vos circulaires soient sacrées, donnez nous notre pain quotidien, baissez son poids et même sa qualité, mais surtout, n'augmentez pas les prix du pain". C'est la règle de base suivie, depuis des années, presque partout dans le monde et ce malgré l'évolution constante des prix des céréales dans les marchés mondiaux. On a compris que le "con"sommateur ne ressent l'augmentation du coût de vie que lorsqu'il s'achète une baguette. Le prix du pain reste constant mais d'autres produits vitaux n'obéissent pas à cette règle; Sucre, Lait, énergie, café, thé, ...etc. tous sont devenus plus chers, avec le temps, surtout les dimanches. Et oui, Dimanche n'est pas que le jour du seigneur chez les chrétiens, c'est aussi le jour des seigneurs (mortels) chez les peuplades qui adoptent le système de repos dominical, le jour où ils mettent en marche leurs plan d'enrichissement. Ce n'est pas tous les dimanches que les prix sont revus à la hausse car, certes que les gens se mobilisent moins quand ils sont seuls à accueillir la nouvelle le jour de leur repos et où ils sont le moins stressés, les gens ne peuvent pas accepter un trop de grains de sels qui se suivent. Voilà pourquoi, les grandes vacances, les périodes de soldes et les lendemains de grands évènements sportifs, nationaux ou culturels restent les plus opportuns pour les grandes déclarations. PS: Bravo à nos champions d'Afrique de Hand Ball.

La flambé des prix, à elle seule, ne contribuera pas à l'enrichissement imminent des gourous d'entreprises, surtout s'ils sont dans le devoir de nous graisser les salaires de temps à autre, faute de quoi ça débrayerai plus facilement et tout le système qu'ils avaient bâti risquerez de fondre sur leurs têtes. Les maîtres de rites de la loge des PDG citent toujours: "Attaquer (puis fuir) est la meilleure défense". Quand on s'apprête à choquer des centaines d'esprits faibles, mieux vaut de se mettre à l’abri et envoyer ses généraux faire front. C'est pour cela, que vendredi dernier, notre manager a convoqué tous les chefs d'équipes pour leur faire part des nouveaux salaires (de misère) qu'il a décidé, quoiqu'un mois plus tard, on nous a dévoilé les gains pharaoniques réalisés par le groupe défiant toutes crises, avant de libérer les lieux pour partir en vacances, pour une bonne semaine, des vacances qui lui couteraient plus que le salaire du plus payé des employés sur toute une année, primes incluses. Une fuite, inexpliquée, surtout que qui risque de riposter ou de s'opposer à une telle décision? Endettés, emprunteurs, pères et mères de familles à nourrir, engagés dans des projets nécessitant un bon apport financier, ... à chacun ses raisons pour admettre la dure réalité des choses; "Nous resterons, toujours, des pions avançant toujours aussi lentement dans une seule et unique direction, on s'entretuera entre nous car on ne peut approcher de très prés que des pions comme nous, c'est pourquoi notre tactique et nos ruses ne finiront que par nous détruire et à nous réduire et affaiblir en nombre, face à des fous et des tours nous guettant de loin, au moindre faux pas". J'ai déjà trébuché sur un autre échiquier et je tente d'être plus prudent sur celui là. J'y retourne.

mercredi 24 février 2010

Please keep Loving me, for ever I'll be Loving You

Un remake d'un tube chanté par Bryan Adams que j'ai personnalisé pour souhaiter une bonne journée à une personne trop chère pour moi:

Still feel all the best thing you told me
Feel you're the best gift
Remember every surprise Baby
and all the Love I get
Still love you more
Never, thought I, we can more
I got to like smiles on your face
And the happiness they taste
I want to keep them longer
It makes me feel stronger
So if you're feeling lonely don't
You're the only one I ever want
I'm always "wanting" make it good
So if you think that I Love you
A little more than I should
Please keep loving me
That's all what I want of you
Please keep loving me
Cupid toutched me with his bow
Don't go away from me
You know you're my only Truth
Please keep loving me
For ever I'll be loving You

lundi 22 février 2010

Ecarts de conduites

Après un week end assez mouvementé en augmentation lamentables sur nos salaire et de trop pour les prix à la pompe, des carburants, j'ai eu envie de chroniquer un peu ou d'émettre quelques critiques sur les faits divers des quelques derniers jours. Commençons par le plus important qu'est cette augmentation des prix des carburants qui tombe à pic suite à celles du sucre et du lait et au moment où tout le monde s'apprête à aller récupérer le semblants de voiture, plus aussi "populaire" qu'est son appellation, pour laquelle ils se sont endettés pour les quelques années à venir et qu'ils regretteront avec l'état de nos routes qui ne cesse de m'étonner, de jour à autre et qui en dehors de la capitale, déjà assez médiocre, est catastrophique! Rien que samedi en effectuant un trajet de 60 km en aller retour entre Mahdia et Sousse, en passant par les autres villes du sahel, j'ai faillit fondre en larmes pour les amortisseurs de la pauvre bagnole qui, je ne sais s'ils étaient assez résistant pour les "ralentisseurs" improvisés, la plus part du temps, avec les moyens de bord et sans aucune signalisation qui les précède si ce n'est une autre pauvre personne qui accusera le choc juste devant toi, et les pistes (ce ne sont même pas des routes) dignes d'un pays dévasté par la guerre et les bombardements. Vous regretterez aussi le fait de conduire même avec nos chers "con"patriotes aux volants et l'art de "con"duire dans lequel ils excellent; la ceinture de sécurité est un accessoire de plus, le portable sans kit mains libres est une obligation, le siège pour enfants est aussi inutile que le respect du code de la route pour plusieurs d'entre eux. Hier le mec qui nous a percuté, ma soeur et moi, de plein fouet en grillant un "stop" m'avait tout simplement sorti: "Allah ghaleb, ma ritekch etfoll eltèli chaghchabni tlaffat enrajja3 fih leblastou" (Dieu en a voulu ainsi, mon fils me perturbait, je me suis retourné le remettre à sa place) je ne sais pas trop si l'argument "Dieu en a voulu ainsi" est aussi valable devant un tribunal, si en faisant le même truc, il avait écrasé et tué un piéton, mais le bas monde où on vit a appris à utiliser "Dieu" et le "Destin" pour ses fins personnelles et pour justifier ses erreurs et ses gaffes, une autre manière de renvoyer la responsabilité à d'autres et de dire "ça vient d'en haut" que ce haut soit un responsable mortel ou une divinité universelle, le tunisien refuse d'avoir tort, refuse d'assumer toute forme de responsabilité! Finalement, il y aura les interminables travaux et les embouteillages qui s'éternisent sur chaque route que vous empruntez qui vous donneront des envies de retourner à l'ère où vous courriez derrière un bus qui ne s'arrête qu'à 50 mètres de la station réservée, même en temps de pluie et qui, en plus du surnombre de passagers qu'il transporte, est le moyen de transport où vous êtres le plus en insécurité du fait que tout le monde touche tout le monde exprès ou pas, un peu partout, et vos portefeuilles restent les cibles les plus privilégiés, bien entendu. Nulle peine de revenir sur les coûts d'entretiens qui ne cesse de croitre et je regrette d'avoir terminé mes études d'ingénieurs, quand je vois ce que touche mon garagiste à chaque fois où il me remplace les bougies d'allumage en 5 minutes et qui équivaut à ce que touche un testeur dans ma boite, en une journée de travail!

L'autre sujet que je voulais aborder est la mobilisation de la foule contre la chaine satellite "privée" "Nessma TV" et les appels à la censure franche par des tunisiens pour la plus part se disant victime d'une discrimination. Quand je vois une fille qui à cause de ses principes et en violation de sa liberté de penser et de s'habiller a été interdite d'accès à la faculté ou à d'autres établissements publics et qui dit mot par mot, qu'elle est contre la critique, mais pour la censure franche, je me dis qu'il n'y a aucun tort à ce qu'elle ait à supporter l'injustice, c'est la justice même qu'est en action, le refus d'un droit à celui qui viole ce droit et qui n'y crois pas. Sans s'attarder sur les faits qui ont poussé à tout ce vacarme, je dis que c'est simple, c'est un média comme d'autres, il vise une catégorie de personnes, il n'y a de peine qu'il plaise à tout le monde et jamais ils n'ont déclaré tels, tu as une télécommande et si ça te déplait, tu cherche une autre chaine qui te convient, après tout tu ne verses aucun sou à cette chaine, vu qu'elle n'est pas sur le réseau terrestre, déjà que depuis des années que je finance nos chaines nationales sans même que je ne possède une télévision chez moi ou que je ne regarde la télé hors les instants où le Mufti va annoncer la date du premier jour du ramadan et celle de fin et sans me plaindre pour autan. J'ai protesté quand j'ai vu toutes les émissions de voyeurisme prendre le dessus et celles de foot envahir toute les autres cultures et la qualité des émissions visant les enfants se dégrader considérablement, mais, jamais ça n'a justifié pour moi aucune forme de censure aussi "positive" (quoique censure et positive sont deux antonymes)! Tout ce que je dirais quand à ce qui s'était passé c'est qu'on a vu pire sur nos chaine nationales que ce qu'on a entendu sur Nessama, quand on nous a passé "Wed Sayed chaghal" on a vu un slip et pas juste entendu le mot, on a vu "Adel Imam" embrasser une actrice dans le cou et non pas entendu un débat tout à fait normal sur les relations avant mariage, on a vu une scène simulant un viol si dégoutante que j'en ai presque vomi (Njoum Ellil), on a même vu le cul d'un haltérophile aux jeux méditerranéens sur canal 21 avec son doigt d'honneur, on a vu au moins cent bras d'honneurs sur Tunis 7 en direct de Rades, Sousse, El Menzah, Sfax, ... avec la mention "**** **** telle équipe" et pendant tout ce temps aucune réaction de contestation même. Par contre contrairement aux autres chaines, Nessma offre de temps à autre un plateau de qualité avec les boycotté du système et des invité de grande marque, elle le mérite d'avoir amené Berlescuni à s'engager devant des millions de maghrébin sur la question de l'émigration et à répondre à des question venant d'un citoyen comme les autres, des questions qui touchent les citoyens et non les accords bilatéraux entres les services des ministères sur les questions épineuses et les institutions de je ne sais quel office que même moi, avec mes études supérieures et les dizaines d'articles que je me tape tous les jours pour m'instruire, je trouve des difficultés à en cerner l'utilité! L'autre problème c'est la théorie du complot qu'est devenu le cheval de bataille et l'argument favorisé des tunisien, après l'islamophobie; "Le Sionisme". En Tunisie, le nouveau courant de pensée repose sur le principe: "Soit tu partage mon avis, soit tu n'es qu'un traitre sioniste". Encore une preuve de la médiocrité de l'intelligence du Tunisien, qui continue à raconter des blagues sur la bêtise des autres en oubliant qu'il est parfois (pour ne pas être trop réaliste et dire tout le temps) pire qu'eux.

lundi 8 février 2010

Pensée matinale pour "Pensées Nocturnes"

Avant de commencer cet article, je tiens à m'excuser pour ma réaction qui a tardé le temps d'un week end surchargé d'engagement personnels qui m'avaient empêché, dirais je, de ramer avec les "vrais" bloggueurs contre le courant de la censure et de la désinformation. Ce n'est pas la première, ni la dernière fois, qu'un libre penseur est marginalisé avec une pratique moins digne d'une société qui a brulé les livre d'Averroès (Ibn Rushd), car ses livres ont été brûlés mais il avait toujours le droit de parler, ou censuré Tahar Haddad mais avait laissé chroniquer là où il le pouvait.

La censure est un geste qui témoigne d'une des deux choses; soit la peur des idées présentées et incapacité de répliquer ou à contredire les informations présentées, soit d'une non confiance dans l'aptitude de la foule à émettre un jugement correct ou une critique objective quand à un article pour défaillance du système éducatif et culturel qui a su duper avec les statistiques mais reconnu son échec sur le terrain. Parfois, ce sont les deux faits combinés qui sont à l'origine de l'acte d'atteinte à la liberté d'expression.

Dans l'affaire de Mr "Tarek Kahlaoui", j'aurais été plus tenté par l'instauration d'un débat d'un niveau très élevé, tout comme la qualité des articles avec lesquels il nous a régalé, et constructif, tout comme les idées qu'il présente de temps à autre, et surtout responsable et civilisé, comme fut son choix d'écrire sous son vrai nom et non se cacher derrière une identité masquée par un pseudonyme. Comme ça, on verra la démocratie en pleine action, dans la vie quotidienne et non seulement sur la "scène" politique. Un débat qui pourrait fructifier pleine de bonnes résolutions à prendre au sérieux et en considération pour améliorer la qualité de vie, du simple citoyen comme celle de l'élite, bien plus que des forums de discussion et de dialogue qui expirent au bout de quelques temps, quelques mois ou une année.

Je ne fais pas dans le politiquement correct ou incorrect, mais dans le "citoyennement" responsable. Comme tout le monde je lis les discours, chaque lendemain, publiés dans les journaux. Comme tout le monde, je connais mes droits et fais mes devoirs, je paye mes impôts, je m'arrête au feu rouge, je démarre au feu vert, je respecte les files d'attentes et j'attends mon tour, je lève mon doigt pour prendre la parole, j'entame mes lettres de demandes par une formule de politesse et je les clos en utilisant "Cordialement", je rembourse mes dettes et j'aime qu'on me rembourse. Comme tout le monde j'ai des suggestions et des propositions et j'aime qu'on m'écoute, au moins, qu'on lise mes lettres avant de les balancer à la déchiqueteuse, je n'aimerais pas qu'il viendrait le jour où même la petite conne de nouvelle que je rédige sur ce misérable blog serait à son tour interdite de lecture à mes autres concitoyens. C'est pourquoi je vous donne une suggestion: "Inutile de censurer, créer un espace de débat libre serait mille fois plus gratifiant, pour vous"

à bon entendeur ...

vendredi 15 janvier 2010

Just some simple words

Just some simple words
Nothing more, would I say
To invite you into my world
Then, to pry you to stay

Sorry, it's dark and cold
I used to live in this way
I need to put it on hold
Be with you and feel away

Dad says that time is gold
For happiness, I would pay
I'll do my best and ask god
To love you each and every day

lundi 28 décembre 2009

Au trou de mémoire de l'histoire ... à la mémoire de Gaza

Un an s'était écoulé depuis l'offensive "Plomb Durci" Israélienne et je ne veut m'attarder dessus, vu que comme tout le monde, je finirais avec mon trou de mémoire dans quelques jours, quelques heures, quelques minutes et un décompte pour le nouvel an! Et dans une année, je commémorerais, peut être ce massacre, ou une offensive, encore plus brutale que destructrice. Une autre date, plus probablement. Un peu comme ce trou de mémoire qui m'a fait oublier les dates des Intifada, des batailles de la honte des défaites des arabes "unis" (dans la connerie) contre l'état hébreux et qu'on croit si affligé qu'on ne le reconnaisse comme état, alors qu'il grignote aux rythme de la construction des colonies les terres de ce que fut un jour appelé "Terre de Palestine" et qui aujourd'hui n'est qu'un archipel de villes isolée et plus minuscules que l'honneur et la fierté de je ne sais combien d'amnésiques, comme moi, et qui se proclament adhérents de la cause!

On brandira les slogans quelques jours, on organisera des marches en criant notre "courage" et "aptitude" à faire déguerpir le "colon" et rendre justice au "peuple frère"! Puis on enchainera par les embrassades et les vœux hypocrites pour la nouvelle année et les résolutions d'arrêt de fumer et de faire du sport et arrêter de conduire en état d'ivresse en s'excitant sur les "Tubes" d'antan et d'aujourd'hui. Toujours ce trou de mémoire est l'unique responsable, vu qu'on y est pour rien; On a la volonté nous et nous somme prêt à imposer le changement! Nous sommes si prêt à l'imposer que les têtes qu'on regarde à la télé, tous les soirs, au journaux des 20 Heures du bas monde ou on vit, ne changent qu'après trois jours de deuils!

Réveillez vous, vous n'êtes que des gueules grandes ouvertes, plus lâches que bavardent! Vous gueulez et vous ne ferez plus que ça! Incapables de faire face à quelques policiers ignorants et illettrés et à des semblants de soldats moins armés qu'un groupe rebelle en Afrique centrale. Vous vous croyez capables à faire face à un état de 5 millions de soldats, équipé à la pointe de la technologie, mieux payés que nos ministres, plus éduqués que nos professeurs et plus approvisionnés que nos équipes nationales sportives! Encore une fois un trou de mémoire, on a oublié qu'on a plus d'un ennemi commun, que des ennemis sans armes ni avions de chasse nous mettent à genoux; La famine, l'analphabétisme, le chômage, le retard technologique, ...etc.

Je suis désolé Gaza, j'ai honte de moi et j'aurais encore plus honte si je te promettrais, un jour, de te libérer, de te venir en aide alors que je suis incapable de m'offrir ce luxe. Je ne crois pas aux prières, je crois au travail et à l'action, c'est pourquoi je ne prierais pour toi. A chacun de nous les murs qui l'emprisonnent, sa souffrance quotidienne et ses trous de mémoire ...

dimanche 27 décembre 2009

Air que je Fredonne

Cette chanson a, de plus, d'une mélodie qui peut plaire à tous les âges, des paroles que j'admire; regarder la vie à travers les yeux d'un enfant curieux et essayer d'imaginer ce qui se passe dans sa petite tête est trop dur à faire, car moi aussi, j'ai tenté de le faire (voir ici) et ça a été trop dur que de le faire. L'air que je fredonne est "Qui a le droit?" une chanson de Patric Bruel:

On m'avait dit : "Te poses pas trop de questions.
Tu sais petit, c'est la vie qui t' répond.
A quoi ça sert de vouloir tout savoir ?
Regarde en l'air et voit c' que tu peux voir."

On m'avait dit : "Faut écouter son père."
Le mien a rien dit, quand il s'est fait la paire.
Maman m'a dit : "T'es trop p'tit pour comprendre."
Et j'ai grandi avec une place à prendre.

Qui a le droit, qui a le droit,
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.

On m'avait dit que les hommes sont tous pareils.
Y a plusieurs dieux, mais y' a qu'un seul soleil.
Oui mais, l' soleil il brille ou bien il brûle.
Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles.

A toi aussi, j' suis sur qu'on t'en a dit,
De belles histoires, tu parles... que des conneries !
Alors maintenant, on s' retrouve sur la route,
Avec nos peurs, nos angoisses et nos doutes.

Qui a le droit, qui a le droit
Qui a le droit d' faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C' que disent les grands ?

On passe sa vie à dire merci,
Merci à qui, à quoi ?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment.

jeudi 17 décembre 2009

Rime embrassée

Il était là, simplement habillé, décontracté. Elle lui a serré la main, ils ont pris la direction d'un café, autour d'une table ils se sont assis. Elle était d'une telle timidité et méfiance qu'elle n'osait engager une quel conque discussion, il était d'une telle spontanéité qu'il ne s'arrêtait de parler. Elle aimait sa compagnie, mais, avait peur de cette différence entre elle et lui; Chaque phrase qu'il sortait et sur laquelle elle n'ose répliquer pesait lourd sur son cœur et essayant de le cacher derrière un sourire, elle se mettait de la pression au point que tout son corps en tremblait. Pour elle, c'était le début d'une sincère amitié, mais, jamais le prélude d'une belle et merveilleuse histoire d'amour. En le regardant dans les yeux, elle s'angoissait devant ce regard curieux et voyait qu'il n'était point aussi détendu qu'il ne laissait afficher. Ce soir, en rentrant, sans doute, il l'appellera pour lui dire qu'il préfèrerait s'en tenir à l'amitié.

Elle s'était donné de la peine pour être correctement habillée, sans excès ni artifices, faute de quoi, elle se sentirait gênée. Qu'il ne se soit pas penché dès la première rencontre pour lui faire la bise lui a évité le malaise de rougir en début de sortie. L'endroit, très public, a pratiquement fait disparaitre tout le trac qui lui nouait l'estomac. Il avait pris l'habitude, par son travail, d'entamer la discussion sur des sujets divers, histoire de détendre l'atmosphère, elle était sobre et raisonnée, prêtant oreille à chaque mot qu'il prononçait sans trop répliquer. IL se sentait ravis par sa présence, mais, s'affolait qu'il n'arrivait pas à la pousser à la causette; Quand elle souriait, sans s'exprimer, il sous entendait que son monologue la désintéressait et que dans un soucis de respect, elle le cachait derrière ce lon silence trahi par des petits tiques nerveux qu'elle ne pouvait contrôler. Pour lui, l'évidence était qu'il n'espèrera plus que des messages de vœux pour les fêtes, mais, jamais de merveilleux souvenirs qui se fêtent. Il tentait, en vain, d'attirer son regard qui effleurait le sien, par moments, et en se posant des millions de questions sur ce qu'il lui inspirait, il affichait un air confiant. Ce soir, quand il l'appellera, elle se contentera de le remercier pour le café sans évoquer un nulle plaisir et il comprendra, tout de suite, que ce sera tout.

Le taxi les ramenait au quartier ou elle habite et tous les deux ne pouvaient que garder le silence dans l'attente de l'ultime verdict, après s'être échangés les numéros de téléphone. Il ne voulait bousculer les bonnes manières en la laissant rentrer seule, elle y voyait une galanterie louable. Quand ils descendirent de la voiture, et qu'ils faisaient les derniers mètres, à pied, il n'a manqué de lui avouer qu'il la trouvait belle, jamais il ne su pourquoi. Elle avait souri, différemment, cette fois ci, elle n'avait pas tremblé. Elle était plus belle, à ses yeux. Quand il a du lui dire au revoir, il a pris son téléphone et lui composa un message, c'était leur premier échange téléphonique; il l'avait remercié pour la faveur qu'elle lui avait accordé, fait part du plaisir qu'il a eu en sa compagnie, avoué son impatiente pour la prochaine fois. Les quelques mots qui accompagnèrent son merci avaient changé la donne pour leur relation. Quelques phrases et deux remerciements avaient signé ce que fut, par la suite, l'engagement de toute une vie.

Depuis qu'il était parti, elle le voyait dans ses rêves. Il était, toujours, là, habillé comme pour un diner romantique, ils s'embrassaient en se voyant et elle ne le laisser placer une seule phrase tout au long du rêve, elle lui racontait, chaque nuit, ses journées ...

mardi 8 décembre 2009

Sur le toit du monde

Sur le toit du monde
La banalité règne
la banalité est la loi

Sur le toit du monde
de tristes âmes saignent
qui n'en font pas leur foi

Sur le toit du monde
L'âme prie la pierre
ne trie pas les tonnerres

Sur le toit du monde
Tous les tonnerres crient
se glissent dans la nuit

Sur le toit du monde
Les tonnerres font peur
Sèment la terreur

Sur le toit du monde
Ce que fut, jadis, du sable
est une pierre incassable

Sur le toit du monde
les âmes la croient bénie
c'est ce qui les unis

Sur le toit du monde
On ne dit qu'elle est faite
Ou qu'elle est imparfaite

Sur le toit du monde
Un jour mourront les prêtres
et tout ça va disparaitre