vendredi 28 mars 2014

Surenchère syndicale, ou un hasard qui fait bien les choses ?

Aujourd'hui Businessnews ont publié cette tribune qui a été rédigée par votre serviteur.

On n'est qu'à moitié du chemin des 100 jours de grâce du nouveau gouvernement de Mehdi Jomâa, énième gouvernement provisoire de cette phase transitoire que vit notre pays. Tout laisse présager aujourd’hui que les années de vaches maigres tarderont à devenir un vague mauvais souvenir. Comme des joueurs malchanceux d'un monopoly, nos ministres ne cessent de nous dévoiler des cartes "chance" et "caisse de communauté" qui nous renvoient à la case "départ" sans toucher la prime de passage. Un surendettement de l'Etat, une économie au point mort, des caisses sociales bientôt dépoussiérées, des investisseurs aux abonnées absents, ... et pour couronner le tout, une tournée des pays du Golfe qui ne nous ramène que des promesses et des paroles qu'on "sème au vent".

Oui, le pays va mal, même le premier ministre le reconnait. Oui, on est en pleine crise. Même si les indices boursiers se sont offert un peu de verdure, ce n'est que l’œil du cyclone et il ne faut pas croire que l'orage est passé. Mais, certains laissent à croire qu'ils ont du mal à s'en rendre compte et appliquent à la lettre l'adage qui dit "réclame ta part dès le départ, même si c'est une punition" ("Khoudh bayek melloul kif ykoun triha", en derja) : des revendications par ci, des grèves par là... même les patrons s'y sont mis et commencent à prendre goût à la grève. Est-ce une coïncidence ? La théorie du complot a-t-elle lieu d'être invoquée ? Ou, est ce qu'il y a une certaine logique qui pourrait expliquer ce qui se passe?

En effet, il y a un peu de tout, dans cette histoire. Depuis la révolution on a constaté la naissance de près de 3 nouvelles centrales syndicales et certaines d’entre elles ne cachent pas leur affiliation politique et partisane. Ce qui a porté le nombre total à 4 centrales pour une population active de 5 millions de travailleurs. Un chiffre énorme si on compare avec la France, à titre d'exemple, où il en existe 5 pour 30 millions de travailleurs. Les places sont chères et chacun veut s'imposer comme la plus grande force ouvrière (après l'UGTT) ou même voler la vedette au leader historique, ou, tout bonnement, le contrer (pour les raisons qu'on ne peut qu'imaginer). Certaines de ces nouvelles centrales syndicales n'ont cessé, depuis des mois, de crier à l'injustice de l'indifférence du gouvernement à leur égard, dans les négociations sociales auxquelles elles ont pris part, à plusieurs reprises. Il était temps, pour elles, d'adopter une nouvelle stratégie pour se faire entendre et s'imposer comme tiers dans les futures négociations. Profitant d'un climat social assez tendu, elles ont du opter pour une stratégie de surenchère. Elles viennent soutenir, ainsi, tout protestataire dans les revendications que, parfois, l'UGTT venait à abandonner, dans le cadre de consensus avec les autres parties prenantes des mouvements sociaux. Ceci ne signifie pas l'abandon du postulat qui stipule que "les malheurs des uns, font le bonheur des autres" et qui pourrait aller chercher des interprétations "complotistes" tout aussi logiques que l'explication précédemment donnée.

Et le gouvernement dans tout ça ? Nous considérons que le gouvernement a commis deux graves erreurs stratégiques. La première était l'interview accordée par le chef du gouvernement aux médias. Une intervention trop réaliste et pessimiste pour les investisseurs potentiels. L'investissement, dans une configuration telle que présentée par le PM, relèverait de la spéculation. D'autre part, la locution renvoyait l'image d'un gouvernement faible, en manque de solutions, quoi que fort en bonnes intentions. Sauf que l'enfer est pavé de bonnes intentions. L'autre erreur était la réaction du gouvernement face aux mouvements protestataires. Une réaction aussi faible qu'elle encouragerait tous les dépassements au vu de ce qui s'était passé avec la grève des agents des recettes des Finances. Une grève qui devait être arrêtée après l'appel de la centrale syndicale, mais, qui était de suite relayée par une autre revendiquant encore plus. Bien entendu une grève sans service minimum garanti, comme le stipule l'éthique syndicale. Loin d'encourager le gouvernement à réprimer le droit, incontestable et constitutionnel, à la grève, on aurait tout de même aimé voir une réaction moins molle face aux dépassements ou, du moins, une réaction. Autrement, il ne faudra pas avoir l'air surpris face à l'anarchie qui finira par s'installer, car comme disait Charles De Gaulle : "Tout comme un navire sur la mer n'est le maître des vents ni des flots, un peuple ne peut à lui seul commander au calme ni au remous du monde". Le pouvoir est au peuple, certes, mais, il l'exerce par le biais des gens qu'il a choisi pour le commander.

La tâche est lourde, certes. Les gouvernements de la Troïka ont laissé tellement de cadavres dans les placards, de quoi remplir une morgue, et toutes les bévues qui ont filtré, ne sont que la partie apparente de l’iceberg. Les enjeux sont grands, surtout que la guerre contre le terrorisme n'en est pas encore à son terme. Mais, il ne faut pas oublier que ce gouvernement bénéficie d'une double légitimité : une légitimité électorale (même si à contre cœur, pour certains) et une légitimité consensuelle. C'est son plus grand atout et il doit en tirer profit ; responsabiliser tout le monde et expliquer à toutes les composantes de la société tunisienne qu'il ne profitera à personne d'affaiblir ce gouvernement. Ce serait comme scier la branche sur laquelle on est assis. Pour ce, il faudra que ce gouvernement donne des garanties. Entre autres, un agenda clair et un plan d'action efficace du ministère de l'Intérieur (et surtout la vérité pour les familles de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi), une stratégie pour formaliser le secteur informel (et donc couper une aile au terrorisme), un discours fort en propositions et solutions envisageables pour redonner espoir aux Tunisiens et confiance aux investisseurs, et faire valoir la primauté du droit comme dans toutes les démocraties du monde. Il ne nous faudra pas plus que ça, ni moins d'ailleurs, pour qu'on continue à supporter et soutenir ce gouvernement dans sa tâche pour qu'il réussisse. Je voudrais clore par une citation d'Aristote "la politique est l'art de commander à des hommes libres".

À bon entendeur !

vendredi 14 février 2014

Je vais t'Aimer



à te couvrir d'émeraude et de jade
à te construire de mon corps une barricade
à m'aventurer vers toi sur un radeau
à composer mille et un allegretto
je vais t'Aimer

à faire déchoir des anges des cieux
à en défier le destin et les Dieux
à faire sourire ton visage sur un dessin
à attendrir le cœur d'un assassin
je vais t'Aimer

je vais t'Aimer
comme on ne t´a jamais Aimée
je vais t'Aimer
plus loin que tes rêves ont imaginé
je vais t'Aimer
je vais t´aimer

je vais t'Aimer
comme personne n´a osé t´Aimer
je vais t'Aimer
comme j´aurai tellement Aimé être Aimé
je vais t'Aimer
je vais t'Aimer

à fasciner les savants, les érudits
à en faire dancer même un sourd
à la passion et jusqu´à la folie
je vais t´Aimer, je vais t´aimer d´Amour

à faire pêcher les hommes les plus pieux
à conjurer tous les mauvais sorts
à en refaire un monde pour nous deux
où nous ne connaitrons jamais la mort
je vais t'Aimer

je vais t'Aimer
comme on ne t´a jamais Aimée
je vais t'Aimer
plus loin que tes rêves ont imaginé
je vais t'Aimer
je vais t´aimer

je vais t'Aimer
comme personne n´a osé t´Aimer
je vais t'Aimer
comme j´aurai tellement Aimé être Aimé
je vais t'Aimer
je vais t'Aimer

jeudi 27 juin 2013

Délire d'un soir

Peut importe ce que tu possède et ce que tu -A-
Peut importe si tu vit en ville, en forêt ou dans une -B-
Peut importe ce que tu ignores et ce que tu -C-
Peut importe les plans et les coups de -D-
Peut importe si t'aimes la viande ou que tu aimes les -E-
Peut importe si t'es fatigué et que tu te mets en -F-
Peut importe les additions, les soustractions et les -G-
Peut importe s'il faut donner des coups de -H-
Peut importe s'il faut remettre les points sur les -I-
Peut importe là où tu te lèves, là où tu -J-
Peut importe s'il faut agir au cas par -K-
Peut importe, parce que l'amour te donne des -L-
Le plus important dans cette histoire, c'est que tu -M-

mardi 7 mai 2013

ساعات القلق يعمل

نتخيل في روحي بعد درا قداش من عام يبدا عندي ولد في سن المراهقة و تجيني سنسون و تقلي :
- اسمعني نيم، باش نقلك حاجة على ولدك و لازم تاخذ منو موقف
- ما تقليش جاه مركاج في إنذار في جروب الكولاج !!!
- لا أما جارتنا شافتو هو و أولاد الحومة قاعدين تحت الحيط ...
- يتكيفوا في الزطلة ؟ تو بربي هاذي حكاية ! تي كيف أندادو الكل يا بنتي
- لا مش على هذاكة. الحكاية أخطر : يديفلوبي دوت نات 7.0
- شنوة شنوة ! الليلة إنحيلو جد بوه الكلب و غير ايجا حز عليه، تعرف اش يصير فيك و فيه ! الكلو من دلالك و حلانك ليه، بعد سيدي ينستالي ويندوز ايتين و إنت تخبي عليه

و نمشيلو ديراكت كيف تيجيفي تونس نفطة ندخل عليه للبيت و نسكر الباب ورايا :
- الله الله يا سي الشباب، عقاب عمري باش إطيحلي قدري في وسط الرجال. نعمان التومي و ما ادراك أرشيتاكت جي كانز أو و إكسبار هاش تي أم أل ديزنوف ولدو يديفلوبي دوت نات 7.0 تحت الحيوط.
- بابا ...
- وباية توبيك إنت و إلي معاك يا هامل. علاش مخليك مخصوص في حكاية ؟ حبيت على بي أس 14 شريتهالك و جبتلك معاها برو دوميل فانتديسات دوريجين من غير كراك، حبيت تليفون "أندرويد 12 كعك ورقة" قلت ما نحشمكش قدام أندادك و خذيتلك أيفون 18s هاك إلي عرضو أكبر من طولو، حبيت على فايسبوك عمتلك فورفي "سنية تومية ++" باش يكتبلك وحدو وحدو "bien dit" على ستاتوات البنات، ... اش تحب أخر ؟ اش مازلت تحبني نزيد نعطيك ؟ اللهم نموت و تعطيك كلوة و إلا رية !
- بابا اسمعني، راك فاهم الحكاية بالغالط
- بهيم ليك فاهم الحكاية بالغالط ؟ طارق الكحلاوي و إلا عدنان المنصر قدامك ؟
- يا بابا
- مانيش بوك يا اللي ما تحشمش. اه سنسبين بنت صاحبي، عمك عصام تخدم بالسي ++ و إنت تطلفح في الحوم بتبلات ويندوز ايتين و دوت نات 7.0 !!! من إليوم ما ثماش ويفي و الكوناكسيون كان بالكابل و حدك حد التويتر و غير يو بونتو "بركوس اديشين" حتى شي ما يتنستالا في تبلاتك. واضح ؟!! ماكانش ما غناني كان نطري مذهب بوك بكابل ار جي 45 ناقص فيشة
- باهي بابا سامحني معادش نعاود صنعتي
- حبلك ربي تعاودها

و نخرج و نمشي نسكر الروتور ويفي

mercredi 3 avril 2013

Un joli conte de fée avec une si Jolie Princesse

Comme chaque 3 Avril, je t'offre un poème pour fêter le jour où tu es venue au monde, en essayant d'être à chaque fois aussi créatif que je peux. Pour cette année, je voudrais te demander de compter le nombre de vers.

Il était une fois,
Il n'en était une seconde
Une Fille au grand cœur
La plus belle Fille au monde

Et il y avait un jeune poète
Avec des mots pour seule richesse
Qui n'avait d'autres rêves
Que de conquérir cette Déesse

Comme elle était sa Vie
Et qu'on ne vit qu'une seule fois
Pour la garder, il était prêt à donner
Tout et n'importe quoi

Il était prêt à lui dédier
Chaque mot, chaque ver, chaque poème
Juste pour qu'elle sache comment
Et sente combien il l'aime

Mais ce qu'il faut savoir
Sur les belles filles au grand cœur
C'est qu'elles n'exigent rien de plus
Que le Respect et le Bonheur

Il s'engagea à les lui offrir
Avec une manière si subtile
En lui renouvelant ses vœux
Chaque troisième jour d'Avril

Une promesse solennelle
Faite d'amour et de vers
C'est mon plus cher cadeau
Pour ton Anniversaire

Très Joyeux Anniversaire à Toi, ma Déesse

jeudi 14 février 2013

Puisse Dieu réunir ceux qui s'aiment

Pour fêter le jour de l'amour, je n'ai trouvé mieux à t'offrir qu'une reprise de "l'hymne à l'amour" par Edith Piaf que je voudrais te dédier


 
Le ciel bleu, sur nous, peut s'effondrer
la distance, entre nous, peu s'allonger
peu m'importe, car je t'aime
rien que ça pourra tout arranger
De mots d'amour, j’inonderais tes matins
Comme le jour ou j'ai demandé ta main
Peu importent les problèmes
tout s'arrange lorsqu'on s'aime

Même si je serais au bout du monde
Rien que toi, ni brunes, ni blondes
Tu es la seule que j'aimerais
J'irais décrocher la lune
Je te lèguerais ma fortune
Pour tes yeux ma dulcinée
Je ferais de toi ma patrie
Je suis prêt à t'offrir ma vie
Et j'en ferais ma fierté
Je pourrais narguer les lois
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais

Si un jour la vie m'arrache à toi
Si je meurs et que rien ne reste de moi
Mon âme sera là pour qu'elle t'aime
Car l'amour est éternel aussi
Je t'ai juré ma fidélité
Devant le Dieu de l'éternité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon Amour crois tu qu'on s'aime ?

Puisse Dieu réunir ceux qui s'aiment

mardi 12 février 2013

Le Nikab Rose, une chanson 100% Halal

En hommage à Edith Piaf :

ses yeux ne voient en moi que les seins
une tige de "Siwak" dans la bouche
Voilà le porc avec qui je couche
qui porte une barbe comme un bouquetin

Il lève sur moi ses bras
et après qu'il me bat
il me dit pas de nikab rose

Il ne sait même pas faire l'amour
il s'y prend comme un vautour
sans préliminaires, sans pause

il me frappe avec du coeur
et ça fait mon bonheur
d'être traitée comme une chose

lui il a 4 moi, mais moi qu'un lui
Dans la vie
Charia le dit, Certifié par l'Albani

et dès que je l'aperçois
alors je sens en moi
qu'il me répudiera

Des nuits d'amour à ne plus en finir
un grand malaise, mettez moi de la glace
des ennuis, des chagrins, de la crasse
suppurations pelviennes à en mourir


Il lève sur moi ses bras
et après qu'il me bat
il me dit pas de nikab rose

Il ne sait même pas faire l'amour
il s'y prend comme un vautour
sans préliminaires, sans pause

il me frappe avec du coeur
et ça fait mon bonheur
d'être traitée comme une chose

lui il a 4 moi, mais moi qu'un lui
Dans la vie
Charia le dit, Certifié par l'Albani

et dès que je l'aperçois
alors je sens en moi
qu'il me répudiera

mardi 6 novembre 2012

لا تفسد شؤون الشعب أدلجةً, فخلط السياسة و الدين إزراء


دع عنك لومي فإن اللوم إغراء *** فما بهذا اللوم يستأصل الداء

خضراء لن تمكث الأحزان بساحتها *** لو مسها حجرٌ مسته ضراء

من كف ذا الحر، أنثى كان أو ذكر *** لها المحبون رجال و نساء

صاحو في طريقها، و الجو معتكر *** موتٌ بكرامةٍ و لا بذل أحياء

أرسلو من كانوا ضالمين طائرةً *** ليس للجلادين بعد اليوم هناء

قعدو على الماء، غنو ملاحمهم *** فخراً بجنود ما همها الأسماء

و روح الثائرين نورٌ في تبهرجها *** فيهم الأحياء و الشهداء

أشدو بفتيةٍ لانت الأقدار لهم *** فليست تستجيب إلا لما شاؤو

لتلك أرنو و لم أرنو لمنزلةٍ *** تؤتى تذللاً لزينٍ و ليلاء

حاشى لتونس أن يبقى الخوان بها *** لا عيشٌ لهم فيها و لا بقاء

فقل لمن حكموا البلاد بفلسفةٍ *** تؤتى المناصب كفئاً و ما ولاء

لا تفسد شؤون الشعب أدلجةً *** فخلط السياسة و الدين إزراء

jeudi 1 novembre 2012

Trois coups d'état ou une révolution ?


J’ai lu cet article et c’est un témoignage, parmi d’autres, que je garderais dans l’espoir de pouvoir constituer une version des faits ,assez plausible, des évènements de la dite « révolution », qui n’est autre qu’une succession de coups d’état ou plutôt une partie d’échecs qui se jouait à grandeur nature. Les conclusions que je tire de ce témoignage sont les suivantes :

  • Ceux qui ont tiré sur les manifestants dans le but de les tuer ont été manipulés par Rchid Ammar et Ali Seriati dans le but de décrédibiliser le régime et le présenter en tant que régime assassin et chacun d'eux avait son alibi pour éviter l'incrimination. Rchid Ammar a refusé que l'armée intervienne "officiellement" pour régler le conflit et Ali Seriati était aux commandes d'une garde présidentielle, donc, théoriquement incapable de donner l'ordre direct et "officiel" de tirer sur les manifestants. C'est ce que j'ai pu comprendre de la réplique de Ridha Grira lorsqu'il parle de milice qui tire sur les innocents et qu'il ne comprenait pas qui elle était et qui était à ses commandes.
  • Celui qui avait mobilisé cette milice était soutenu par des forces étrangères assez puissante pour lui offrir l'assistance logistique nécessaire et le couvrir sur le plan diplomatique aux médias étranger qui le soir même du 14 Janvier ont commencé à faire l'apologie de la neutralité de l'armée et le professionnalisme de ses généraux.
  • Ridha Grira est la seule personne capable de fournir des réponses à tous les mystères qui tournent autour du mythe du 14 Janvier 2010. C’est le témoin à éliminer, il est devenu trop bavard.
  • Deux coups d'état militaires (Ali Seriati est un militaire avant tout et entretenait des relations solides avec plusieurs généraux de l'armée) se préparaient. Ridha Grira en était certain et a agit en tout opportunisme (patriotique) pour barrer la route devant ce qui aurait pu être une catastrophe pour la Tunisie ; Il a joué la carte du coup d'état politique en utilisant Mohamed Ghannouchi et Foued Mebazaa comme pions et en ramenant Hedi Baccouche et Hamed Karoui dans le camp de ses alliées stratégiques.
  • La politique interne Tunisienne se dictait dans différents ambassades d'où la question de Hedi Baccouche "Vous avez reçu des ordres d'une ambassade ?" et c'est la première fois, depuis longtemps, qu'une décision interne "Tunisienne" se prend sans intervention étrangère.
  • La réaction française avant le départ de Ben Ali et après son départ devient tout à fait logique ; Les renseignements français ont su que les américains préparaient un coup d'état en Tunisie ce qui ne jouait pas en faveur des intérêts français en Tunisie d’où ce soutient presque inconditionné de la France, au régime de Ben Ali, qui allait jusqu’au soutient logistique proposé, publiquement, par Michèle Alliot Marie. Le tacle fait par Ridha Grira a renversé la tendance et la France a retrouvé ses chances de jouer le premier rôle en Tunisie et c’est ce qu’elle a cherché en imposant la Tunisie au G8, comme on l’avait entendu dans l’entretient Jebali/Sebsi lors de la passation de pouvoir.

Les questions que je me pose sont les suivantes :

  • Quel degré de crédibilité pouvons-nous accorder à ce témoignage ?
  • Pourquoi on n’a pas publié carrément les enregistrements, si vraiment ils existent ?
  • Qui a effectué ces enregistrements et pourquoi Ridha Grira, voire même Ben Ali, avait peur de ceux qui les effectuaient ?
  • Qui a pu sortir ces enregistrements et pourquoi ?

Encore des mystères à clarifier et ce ne sont pas les mystères qui manquent, ces temps ci.

jeudi 4 octobre 2012

أضحى التداني بديلاً عن تفانينا و نابنا في المجالس سراق شهارينا



لو كان إبن زيدون بيننا لأنشد، عوضاً عن "أضحى التنائي بديلاً عن تدانينا و ناب عن طيب لقيانا تجافينا"، الموشح التالي

أضحى التداني* بديلاً عن تفانينا
و نابنا في المجالس سراق شهارينا
ألا و قد حاد عن الدستور من نوبنا
بيناً، فزادت أحياء الوطن مساكينا
من مبلغ المفسدين، بإنتهازهم
كرهاً، مع الدهر لا يبلى و يبلينا
إن المهازل التي كانت تضحكنا
غلباً بسفلهم قد عادت تبكينا
غيظاً للعدا من تجاوزن السنة، فدعو
بجرايةٍ أبد الدهر تؤتى ملايينا
فانحل ما كان معقوداً في حناجرنا
و إنبت من القول سباً و ألاعينا
قد تكون الأحزاب ما يفرقنا
لكن اليوم نحن و الويل من تلاقينا
يا ليت شعري، كم سئمنا مجلسكم
هل نلنا حظاً من جلوس منوبينا ؟
كم أحببنا أن نكن الوفاء لكم
فخلتم أن شرعيتكم دينا
ما حقنا أن تقتلوا فينا الأمل
و أن يكون بعضكم كاشحاً فينا
و صرنا نرى اليأس تأتينا عوارضه
و قد يئسنا فبات الهروب يغرينا
بتنا مراكب قد ابتلت جوانبها
موتاً، و ابتلت منها دمعاً مئاقينا
نكاد، حين تترأسون مآتمنا،
ندعو عليكم و إن كنا مكافينا
حالت لحكمكم أيامنا، فغدت
سوداً، و كانت دونكم بيضاً ليالينا
إذ جانب العيش ضاق من تقشفنا
و مربع اللهو غاب عن معانينا
و إذ هصرنا حدود الحول دانيةً،
صحنا ارحلوا، فقال الشعب أمينا
ليس عهدكم عهد السرور فما
كنتم لنا إلا ضلاماً و جلادينا
و لا تحسبوا خطبكم قد تغيرنا
فقد أزحنا قبلكم خاطباً فينا
و الله ما طلبت أهواؤنا بدلاً
عن الحكم إذا عاد بأيادينا
يا فارج الكرب هذا القصر به
من استباح تجارةً الحلم و الدينا
حسبنا الله قد فحشت مكائدهم
و كيدهم صار يجيعنا و يظمينا
يوم الثلاثاء صوت الشعب يرعبهم
فمسك ختام القول يكون الميادينا

* : كلمة التداني مشتقة من الدناءة و ليس من الدنو، للتوضيح