mercredi 26 mars 2008

Un jour

Un jour, le jour se lèvera
Moi pas
Un jour, je serais au bout de ma déroute
Et tu feras ton premier pas
Un jour, tout sera différent
Les faces, les mœurs et puis quoi ?
Cesseront ses hommes à faire le mal ?
Ou l’ange qui est en eux, lui aussi se changera ?
Ecriront on encore des vers ?
Ou les poèmes qu’on chantait dans nos cœurs
Tout comme ma flamme,
meurent
Laissant libre d’agir la peur
Les cris et les pleurs
Dans les sentiers du silence
De la malchance
De la peine et de la souffrance
Un jour,
nous nous transformerons Tous en Asmobé
Pauvres démons
Ames hantées
Condamnées A l’immortalité
Et à nuire
A détruire
Ceux que nous aimons
Un jour,
toutes ces filles qu’on a aimé
Perdront leur charme
Tout ne sera que sang et larmes
Et ce « je t’aime »,
qui prit la mer Il fut un temps
Navigant de terre en terre
Se noiera, dans les abysses de l’océan
Et tout ces cœurs
Qui chaque matin
faisaient une messe
Pour leur princesses
Qui autre fois défiaient l’orage
Agoniseront
Près de ces barques
Sur cette plage
Et les enfants
Les enterreront
Comme des méduses
Sans mot d’adieu et sans excuses
Un jour,
les oiseaux ne voleront plus
Se videront toutes ces rues
Comme les cieux
Des chants de fées
Des rires heureux
Des prières des minarets
Des « ding dong » des cloches d’églises
Des sons des cornes
Et des cornemuses
Car on ne sera que des esprits libres
Vivant en paix et en équilibre
(02/02/2007)

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